Nous avons tous fait l’expérience d’avoir à rechercher sur internet la date de telle ou telle réunion de courses et de découvrir un changement par rapport aux années précédentes. Autrefois, les choses étaient plus simples : les dimanches de mars à Paris, on courait à Auteuil, la réouverture de Longchamp était forcément lors de la première semaine d’avril, le Grand Prix de Saint Cloud le premier dimanche de juillet… Et les belles réunions de province étaient aussi à date fixe, les dimanches et jours fériés.
Il a bien sûr fallu s’adapter à la multiplication des réunions PMU, au rééquilibrage avec le Trot et modifier des dates. Mais cela a semé le trouble dans les esprits d’un public par ailleurs de plus en plus sollicité par d’autres formes de loisirs.
Partir à la reconquête d’un public plus nombreux passe forcément par la volonté de recréer les rendez-vous, seule manière de permettre au public de retrouver des repères. Il faudra retravailler le calendrier afin que sur une période définie, on retrouve des courses le même jour de la semaine sur le même hippodrome.
Les démonstrations que la notion de rendez-vous fonctionne sont légions. Imagine-t-on le même succès des Jeuxdis de Longchamp s’ils passaient au gré des semaines du jeudi au lundi ou même au samedi. Idem pour les grandes réunions en région : le jeudi de l’Ascension au Lion et à Lyon, le 15 août à Pompadour, le premier week-end de septembre pour les Trois Glorieuses de Craon… et j’en passe. Des réunions qui rassemblent plus de 10 000 spectateurs à chaque fois parce que le rendez-vous est ancré dans les traditions régionales.
Ce travail de fond est de l’intérêt de tous. Il s’agit d’aller à la rencontre d’un nouveau public, pour tenir compte de la saisonnalité des courses et des conditions climatiques, des délais de préparation des chevaux pour les grandes épreuves. Un travail d’analyse du calendrier est plus vaste et plus complexe qu’il n’y paraît car il doit se faire en harmonie avec Le Trot, les contraintes de chaque région voire les souhaits du PMU. J’en suis parfaitement conscient. Mais c’est une analyse à laquelle on ne doit pas renoncer et l’aborder avec une réelle ambition.